Ordi

 

Ordi

Sur un sillon éteint sommeille une virgule

Et quelques mots banals qui entre eux s'articulent.

Ils veillent doucement sur les phrases endormies,

Surveillant une main qui dans l'ombre est tapie ...

 

Soudain, la main agit et les bytes se bousculent,

Et il naît sur l'écran un prompt C majuscule.

 Puis vient un acharné du clavier qu'il meurtrit,

Et au plus il l'actionne, au moins il réfléchit,

 

Et voilà que surgissent des mots et des images,

Voilà que se noircissent d'infinies pages,

L'acharné maladroit ne peut plus s'arrêter,

Les phrases s'additionnent, les mots sont essoufflés,

 

On entend les soupirs des circuits apeurés

Qui à la fin du jour pourront se reposer,

 

Quand la main ennemie sera trop fatiguée,

Et qu'enfin le programme pourra se retirer.

 

 

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